Zoom sur

LILAMAND 1866 -2016

 150ans

Cela paraît irréel, comme si le temps s’était figé dans cette fabrique de fruits confits, où les gestes se répètent, inlassablement afin de reproduire l’exact tempo de nos ancêtres, respectant les saisons, dans l’attente de la parfaite maturité de ces fruits gorgés de soleil, où l’on pèle les melons à la main, comme une sculpture, avec le même geste et surement la même dextérité que Marius Lilamand, le fondateur.

Où les abricots, ces fameux “Rosés de Provence”, si capricieux mais si délicieux à confire, se voient traités comme des rois, entre des mains expertes de confiseurs formés par les anciens avec cette rigueur et cette doctrine où seul le temps et le travail bien fait prévalent aux dictats des contraintes économiques.

“C’est ainsi que l’on obtient l’Excellence, seul intérêt à poursuivre ce métier”.

Ces mots, de la bouche de mon père, m’ont marqué à jamais.

CONFISERIE LILAMAND 150ANS

Et c’est avec cette philosophie que j’ai abordé à mon tour ce beau métier, et pour la cinquième génération, s’il vous plait !

Comme une évidence, avec un plaisir jamais démenti, impossible lorsque l’on fabrique du bonheur, de la gourmandise, du plaisir, tout en respectant les anciens, les traditions, notre identité en somme. C’est grâce à cette histoire que nous avons pu nous projeter vers de nouveaux horizons. Oh ! toujours autour des fruits et de la confiserie, en créant un atelier de calissons, autre fleuron de la confiserie Provençale, souvent galvaudé, mais qui, traité avec la philosophie “Lilamand” réconcilie les amateurs avec cette douceur en forme de losange. Jusqu’à replanter des amandiers pour maîtriser l’ensemble des ingrédients essentiels au calisson d’exception.

Comme un doux sacerdoce, engageant l’ensemble des équipes et notre famille sur cette nouvelle voie. Et là, le temps reprend son cours, rapide et implacable. Nous ne nous lasserons pas de poursuivre cette histoire, mêlant nos racines et les spécialités de Justin à des confiseries où l’on ne nous attend pas forcément.

Nous espérons seulement que Marius, Justin et Georges sont fiers du chemin parcouru. Pour ce qui est de Robert, mon père, j’en suis sûr, il me l’a dit !